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Freins buccaux restrictifs : solutions avec la Chiropraxie - Hom'Chiro

Les symptômes pouvant éveiller votre attention chez bébé :

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Chez le bébé :

  • Ne peut pas s’accrocher au sein 
  • Jaunisse
  • Mauvaise prises de poids 
  • Hoquet (nerf phrénique) 
  • Mauvais sommeil 
  • Tète tout le temps 
  • Frustration au sein 
  • Ne dort pas, pleure +++
  • Mycose buccale 
  • Reflux et/ou coliques 
  • Laryngomalacie
  • Refuse biberon/tétine 
  • N’aime pas le cosy
  • N’aime pas être mis sur le ventre 
  • Claque sa langue en buvant 
  • Torticolis
  • Petite ouverture de bouche 
  • Respiration bruyante ou par la bouche
  • Bébé qui mord 
  • Fait le picvert 
  • Hypersalivation
  • Hypersensibilité de la bouche/visage/corps

Chez la mère :

  • Diminution de la lactation 
  • Douleur à la mise au sein 
  • Crevasses 
  • Canal bloqué/engorgement/mastite
  • Dépression 
  • Fatigue
  • Vasospasme du mamelon
  • Mycose mammaire 
  • REF 
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« Ce n’est pas parce qu’il y a la présence d’un frein, qu’il y aura forcément des problèmes ».

Chez les enfants et adultes, la présence d’un frein restrictif peut éveiller les symptômes suivant :

  • Migraine 
  • Malposition dentaire 
  • Caries dentaires
  • Problème d’articulation/phonation 
  • Refuse alimentation solide 
  • Aversion orale 
  • Douleur de dos, tension dans la nuque 
  • Apnée du sommeil 
  • Petite machoire 
  • Mauvais sommeil, cauchemars 
  • Bruxisme 
  • Respiration bruyante 
  • Allergies 
  • Amygdales et adénoïdes hypertrophiées
  • Malocclusion 
  • Troubles de l’ATM 
  • Otites et autres affections ORL (angine, rhumes, etc…) 
  • Mauvaise posture (scoliose, etc…) 
  • Mauvaise prise de poids 
  • Hypersensibilité orale 
  • « picky » eating 
  • Vomissement/réflexe nauséeux 
  • Troubles de l’oralité 
  • Troubles digestifs : coliques, reflux, gaz
  • Rétrognatie 
  • Possible énurésie persistante 
  • Troubles neuro-musculo-squelettiques : torticolis, plagiocéphalie, kiss… 
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Il existe 3 types de frein :

De langue

De lèvre

De joue

Pas de panique, nous en avons tous. Mais dans certains cas, ils peuvent être restrictifs et nécessitent une approche pluridisciplinaire. 

Une évaluation complète de la fonction de la bouche et de la langue, ainsi que du reste du corps est nécessaire afin de proposer une prise en charge adéquate. 

Les freins restrictifs buccaux et approche pluridisciplinaire

Késaco ?

Un frein est un fascia, plus particulièrement un résidu embryonnaire dont l’apoptose cellulaire sublinguale n’est pas complète. 

Durant la vie intra-utérine, la langue est fusionnée avec le plancher buccal. A partir de la 12ᵉ semaine de vie intra-utérine, la langue s'individualise. Grâce à un processus d'apoptose, la membrane qui maintient la langue au plancher de la bouche, va disparaitre. Tout comme les doigts, sont au début palmé.

Dans certains cas, un défaut d’apoptose entraîne une mauvaise résorption de ces membranes, laissant place à des freins qui peuvent engendrer une gêne fonctionnelle en altérant la mobilité de la langue, des lèvres ou des joues, en entraînant des tensions et des modifications morphologiques (palais, mâchoires, dentition). 

L’origine de ce défaut d’apoptose est encore peu connue, des hypothèses sont émises :

  • Génétique : variation d’un gène (MTHFR)
  • Défaut de ligne centrale
  • Environnementale

Sa présence peut entrainer dans certains cas des tensions myofonctionnelles, et restrictions qui amènent le corps à adopter des stratégies de compensations. 

Le suivi et le traitement.

Le parcours de soin 

Souvent, en tant que parents, le parcours est semé d’embuches. Une approche pluridisciplinaire permet d’aborder la problématique des freins restrictifs buccaux

Dès les premiers jours de vie, certains thérapeutiques comme la sage-femme, le pédiatre, etc. ont le rôle de repérer et d'identifier les freins restrictifs ou les symptômes évocateurs notamment concernant l’allaitement, la digestion, le sommeil ; et vous adresser à d’autres professionnels de santé. 

Le thérapeute manuel tel que le chiropracteur, le kiné ou l’ostéo peuvent aussi repérer et identifier les freins restrictifs buccaux, agir sur les tensions neuro-musculo-squelettiques (cranien, cervical, muscles…), travailler en intra et extra buccal, préparer le patient et la famille en pré/post-fréno. Il peut aussi travailler sur les torticolis, reflux, coliques, sommeil, plagiocéphalie, etc. 

L’orthophoniste évaluera les fonctions oro-myo-faciales et les troubles de l’oralité (sensoralité, oralité alimentaire). 

Finalement, les professionnels médicaux (pédiatre, ORL, dentiste en général) pose le diagnostic à partir des observations et compte-rendu des différents professionnels de santé et donne l’indication ou non de frénectomie

Vous, en tant que parents, apportez les éléments clés au diagnostic, gênes et symptômes. Et surtout, jouez un rôle majeur dans la préparation pré et post-frénectomie (exercices pluriquotidien). 

Mon rôle en tant que chiropracteur

Bien que le diplôme de chiropracteur autorise la prise en charge des bébés, votre chiropracteur a complété sa formation en chiropraxie pédiatrique 
en particulier sur la détection des freins restrictifs buccaux avec la formation sur les freins restrictifs buccaux de Mme Aurélie Petitclerc (Chirobliss), et la formation du Dr Caroline Deville (Au Sein en Douceur).

Lors de la consultation chiropratique, après avoir recueilli les informations concernant la grossesse, l'accouchement, les différents symptômes et les antécédents, l'évaluation va permettre de déterminer si le frein est restrictif.

Après avoir fait une observation clinique, nous travaillons sur les tensions cumulées depuis la naissance, en travaillant notamment sur :

  • L’ouverture de la bouche
  • Les mouvements de la langue
  • La mobilité de la mâchoire
  • Les mouvements crâniens
  • Les tensions globales au niveau du cou et du corps

Pour les bébés, la chiropraxie est une prise en charge non invasive qui contribue à résoudre les problèmes de succion, de mobilité, des problèmes de reflux ou encore des problèmes de sommeil.

Votre chiropracteur évaluera le nombre de séances requises pour résoudre un problème. Lorsque les résultats de cette prise en charge sont insuffisants et que la réévaluation ne montre pas d’évolution favorable, une intervention chirurgicale pour relâcher ce frein restrictif doit être envisagée. 

Quand faut-il envisager la fréno ?

La frénectomie est le traitement chirurgical ayant pour objectif de libérer le ou les freins restrictifs.

  • Ils peuvent être pris en charge dès la naissance à la maternité 
  • Toutefois s’ils ne sont pas détectés, elle peut être réalisée plus tard par un ORL ou un dentiste

Comment ?

Il existe 2 méthodes : le ciseau ou le laser. 

Dans les 2 cas, l’intervention prend quelques secondes à quelques minutes, et les résultats sont équivalents. Elle est souvent réalisée sous anesthésie locale, le geste est peu douloureux grâce à la zone peu innervée (pendant ou les jours suivants). 

Il est important d’aller consulter un professionnel qualifié et d’avoir une bonne préparation avant, car si elle est insuffisante, il y a des risques de « rattachement » avec persistance de tensions, et donc peut être une nouvelle intervention. 

Et après ?

La plaie prendra alors une couleur jaune/blanche, du à la fibrine (protéines plasmatiques) nécessaire à la cicatrisation. 

Il est recommandé d’avoir un suivi pré et post-frénectomie si elle est planifiée :

  • 3 jours avant 
  • 3 jours après 
  • Puis 3 semaines après l’intervention 

La cicatrisation peut prendre entre 3 à 6 semaines. 

Des tensions corporelles de compensation peuvent réapparaitre quelques jours après la section du frein. Le chiropracteur, par son approche globale, pourra vous aider. 

Les exercices :

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Ils vous seront donnés par votre chiropracteur et/ou orthophoniste lors des consultations. 

Avant la section, il est recommandé de les effectuer au moins 3x/j voire plus dans le but d’entrainer les parents, habituer l’enfant, désensibiliser et assouplir la région orale, et cela, pendant 4 semaines minimum.

Après et pendant 3 à 6 semaines, la fréquence est augmentée à hauteur de 5-6x /j dans le but d’avoir une meilleure cicatrisation, d’éviter le rattachement et entretenir la mobilité de la langue. 

L’objectif est que la cicatrisation se fasse dans de bonne disposition tout en laissant des tissus souples et relâchés pour une bonne mobilité. Les exercices sont ludiques et non traumatisants pour le patient surtout le bébé et essentiels pour une rééducation optimale de la fonction.

Les conseils du Dr Caroline DeVille sur les exercices à réaliser :

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Bibliographie/sources : 

Un effet de mode ou réalité ?

Absolument pas un effet de mode puisque la notion d’ankyloglossie existe depuis des siècles. Aristote la mentionnait déjà au IIIe siècle avant JC. La Bible en fait la référence dans « … le lien de sa langue se délia, et il parla aisément. » (Marc 7:35). Les premières techniques de frénotomie sont développées au VIIe siècle. Elles sont couramment pratiquées au Moyen Âge par les ongles des sagefemmes ou des instruments de chirurgiens. 

Le roi Louis XIII a lui-même bénéficié de cette opération en 1610. Certains enfants arrivaient à se nourrir, d'autres avaient la chance de pouvoir profiter de plusieurs nourrices (Louis XIV eu près de dix nourrices qu'il blessait à sang en tétant) ou d'alternatives au sein (lait d'animaux, jus…).

Depuis le XVIIIe siècle, elle est recommandée pour faciliter l’allaitement, et couramment pratiquée jusqu’aux années 1950. 

Dans les années 1950-60, la frénotomie est quelque peu abandonnée (lié à l’introduction des PCN ou lait artificiel introduit depuis le début du siècle ?). 

Ces dernières décennies, ce sujet regagne un fort intérêt. Cette thématique est donc loin d’être nouvelle ! 

Statistiquement parlant, on estime 4 à 11% de la population ayant un frein restrictif antérieur. En 2018, une étude démontre que 32% de la population a certainement un frein restrictif buccal postérieur. On peut estimer jusqu’à 40% l’incidence des freins restrictifs dans la population. 

D’un point de vue recherche, plus de 500 articles des revues scientifiques ont été publiés au sujet des freins de langue restrictifs. Elles prouvent que la libération de la langue améliore l’allaitement, le seul effet indésirable est le saignement mineur (plus présent lorsque la fréno est effectuée avec des ciseaux). 

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